TL1 Théâtre

[ Bienvenue sur le forum des élèves de TL1 du lycée Montesquieu d'Herblay ]
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

JOURNAUX DE BORD

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lucas
Administrateur Sith



Age : 17
Inscrit le : 09 Sep 2008
Messages : 113

MessageSujet: JOURNAUX DE BORD   Mar 16 Sep - 17:56

Ici, c'est le topic qui servira uniquement à poster les journaux de bord pour le classeur commun, donc pour poster des impressions plus vagues et plus dispersées continuez sur l'ancien système avec les dates, c'est aussi très bien, je m'occuperais du tri... S.V.P., à partir de maintenant, envoyez moi vos journaux de bord pour que je les post ici, cela dans un souci de clarté,

Dernière édition par Lucas le Mar 16 Sep - 18:14, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lucas
Administrateur Sith



Age : 17
Inscrit le : 09 Sep 2008
Messages : 113

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Mar 16 Sep - 18:12


Journaux de bord du 09/09/08



Journal de bord de Yaël:
Première séance de l’année. Enfin en terminale et cette année c’est le BAC. Alors pour commencer bien sûr nous avons parlé des attentes des uns et des autres pour cette année. Ce que j’ai pu remarquer lors de ce tour de table, c’est que l’attente du « groupe » est importante, c'est-à-dire que chacun d’entre nous attend un gros investissement du groupe, une belle aventure collective. J’ai souvent entendu qu’il fallait continuer sur le chemin de l’année précédente. Lucas et Jade on fait la remarque qu’il ne fallait pas, cette année, travailler vraiment de façon intense et collective à quelques jours de la présentation de notre travail, maintenant il va s’agir d’un travail d’investissement collectif sur toute l’année.
Je l’avoue, avant le début de la séance j’étais excité de reprendre, parce que pour moi deux mois sans théâtre c’est long, très long. Pour ma part lors de la petite heure que nous avons passé à confronter nos avis, nos attentes, il m’a semblé important de préciser que mon objectif pour année était surtout axé sur l’apprentissage du texte, l’articulation, et la tonalité (trop faible) de ma voix. C'est un problème que je « traîne » depuis bien des années maintenant et je pense qu’il n’est jamais trop de le corriger. J’attends, pour part, un vrai travail technique sur le texte notamment celui de L’illusion comique. J’ai aussi évoqué le fait qu’il sera intéressant d’utiliser durant toute l’année les capacités artistiques et techniques de chacun. Cela nous permettra d’avoir une originalité dramaturgique, qui me semble t-il, peut faire la différence avec les autres groupes. Il me semble avoir compris que chacun, dans un certain sens, attendaient un vrai travaille sur la scénographie.
La pièce qui a le plus attiré mon attention est celle de Marivaux. J’ai aimé son écriture, son style. Les thèmes de l’amour et de l’argent me semblent intéressants à travailler sur le plateau. Cette pièce ouvre différentes perspectives dramaturgique et c’est cela qui m’a attiré. J. Dieudonné nous a donné comme idée pour l’axe de travail, la mise en place de liens entre chaque pièce, ce qui nous permettra de pouvoir présenter les trois univers. Il attend de nous une importante présence à toutes les séances et un vrai travail personnel. Ce qui revient à une plus grande autonomie de notre part. Dernière chose qui nous a été rappelé, c’est que le groupe ne devait pas oublier de porter un regard bienveillant sur le travail de chaque personne.
L’exercice du roi consistait à choisir une personne « le roi ». Celui-ci devait fixer un point de la salle, et les autres membres du groupe devaient ce mettre en travers de son regard et réussir à le capter pendant environ trois secondes. Les personnes ayant réussis devenaient les gens de la Cours. Cet exercice m’a permis de me défouler un bon coup pour reprendre l’année. C’est un exercice dynamique m’a paradoxalement détendu et remis sur les rails. Une fois chez moi, j’ai vraiment pu comprendre que cette année avait un enjeu important et n’était pas qu’une partie de plaisir. Cette matière contrairement à ce que l’on pense est exigeante sur bien des points. Nous ne faisons pas que les clowns et loin de ça.
Yaël. D


Journal de bord de Jade:
Pour cette première séance de l'année, un petit bilan de la 1ère s'imposait : on peut surtout retenir que, au niveau du groupe, l'entraide doit encore s'améliorer. Et pas seulement avant un spectacle, il faut aussi que l'on soit plus dynamique tout au long de l'année car cette fois ci, le bac nous attend en fin d'année (Plus de stress, compte tenu du nombre de pièces à travailler qui augmente aussi ...).
Pour se remettre dans le bain, le premier exercice consistait à dire notre prénom, avec soit juste les voyelles, soit juste les consommes. J'ai eu le sentiment que cet exercice à "réveiller" un peu tout le monde, et qu'on a retrouvé une certaine joie du théâtre après ces deux mois de vacances. Puis pour articuler avant de répéter un texte ou autre, c'est un bon exercice, je m'en souviendrai. Personnellement, j'étais anxieuse avant le cours, et cela a permis de me détendre. Surtout que, juste avant cette exercice, nous avons du rester immobile, imaginant des racines sortant de nos pieds. Ça m'a énormément frustrée, je n'arrivais plus du tout à tenir en place, et quand la "brise" est arrivé, et nous a permit de bouger un peu, ça a été un véritable soulagement.
Après notre déambulation, nous avons fait un premier exercice, celui du "Roi" qui devait choisir ses sujets. Cependant je dois avouer que je n'ai pas très bien compris cet exercice, et que j'ai trouvé ça un peu brutal sur le moment. Mais après réflexion, je ne sais toujours pas quel était son but. Nous éveiller ? Je pense que pour certain ça a réussi, mais pour ma part je l'étais déjà.
Puis vint l'exercice où il fallait avancer ou reculer en groupe. Pas facile. On a peur que personne ne bouge, et on a souvent tendance à avoir envie de prendre le devant, pour faire un pas. Mais niveau cohésion du groupe : c'est raté. J'en conclus que ça représente bien notre groupe actuel : dans l'ensemble, on s'en sort pas trop mal, mais il faut plus écouter les autres, et pas foncer tête baissée.
Pour finir ce cours, nous étions 5 sur la scène et nos camarades étaient spectateur. Mais des spectateurs encore plus impliqué, comme il devrait toujours l'être, se concentrer à analyser ce qui se passe devant leurs yeux. Laura, Mathilde, Kathia, Maria et moi on avait comme consigne de toujours avoir en vue deux personnes du groupe (Moi c'était Mathilde et Kathia), puis la première qui se lançait sur la scène devait inventer une situation. Mais au final, on s'est rendue compte qu'il n'y avait pas vraiment de situation, car on était trop concentré à regarder ces deux personnes, un moment d'inattention et on pouvait les perdre. Une fois l'exercice finit, j'ai trouvé amusant que les spectateurs aient tous frôlé les consignes (Histoire de clans, rivalités), tout en s'inventant leurs propres histoires. Mais c'est à ce moment qu'on se rend compte de l'importance de notre regard, et aussi de l'insistance avec laquelle on peut regarder les personnes avec qui ont joue pour donner un sens à une pièce ou à des relations, même sans paroles.


Journal de bord de Marjorie:
La toute première séance de l'année. Déjà, les bases, les objectifs qui se posent dans une première partie de séance, puis un petit échauffement histoire de tous nous remettre dans le bain car, pour la plupart d'entre nous, cela fait 2 mois que nous n'avons pas pratiqué le théâtre. Allons-nous retrouver le groupe d'avant les vacances et sa motivation ? Je pense que c'est ce qu'on avait tous en tête au moment ou nous nous sommes retrouvés en cercle, pour discuter de cette année. Mr dieudonné nous a posé quelques questions : Quelles sont nos attentes pour cette année en ce qui concerne la pratique ? Quelles sont les oeuvres au programme que nous avons lu et lesquelles preferions-nous travaillé ? Nous avons tous répondu individuellement mais plusieurs idees communes se sont dégagées. Par exemple, la peur du BAC, ou comment gérer le stress du jury, comment relier les oeuvres par un fil conducteur qui nous permettrait d'eviter la juxtaposition classique et, bien sur, le desir de reformer un groupe uni et motivé. En ce qui concerne ma pratique personnelle, je n'ai pas vraiment eu le temps d'en parler, j'aimerai vraiment progressé dans le sens de me détacher du regard des autres et trouver le courage de me lancer parce que l'année dernière même si j'étais motivée, je n'ai pas eu l'impression d'avancer. Je crois vraiment que je ne me suis pas vraiment assez impliquée dans le groupe mais je suis bien décidée a changer ça cette année. Après cette moitié de séance de discussion, nous avons fait quelques exercices qui nous ont refamiliarisé avec le théâtre. Nous avons fait un exercice d'articulation et de prononciation où le but était de prononcer nos prénoms avec seulement les concosnnes ou seulement les voyelles. Cet exercice à première vue hilarant c'est trouver être en fait très interessant car je pense qu'il nous a introduit en douceur dans les futurs exercices de phonétiques et de voix que l'on sera tenu de faire pour jouer du Marivaux ou pire, du Corneille. Les exercices suivants ont été l'exercice des racines, du roi et de ses sujets, et une consigne cachée. C'était une séance instructive, tant d'un point de vue BAC (j'ai acquis pendant cette séance une meilleure connaissance des attentes du jury), que d'un point de vue colletcif, c'est rassurant de se dire qu'on est tous prêt a aller dans la même direction et ça c'est un bon début d'année


Journal de bord de Lucas:
Première séance de cette année. Cette séance s’ouvre par un échange d’idées et d’opinions sur l’année passée et celle à venir, les avis divergent peu et il en ressort majoritairement que l'esprit de groupe compte énormément pour tous et qu'il est demandé en permanence. De même, je pense qu’il est nécessaire d’avoir cet esprit de groupe à chaque séance et non juste avant les représentations. « L’objectif bac », parait pour beaucoup la priorité, ce n’est pas pour moi l’essentiel, je préfèrerais accomplir un travail sur la technique et le jeu de base car j’aimerais évoluer dans ce domaine. Après ce partage de point de vue, nous avons fait un exercice oral, de prononciation qui consistait à dire notre prénom, d’abord en prononçant uniquement les voyelles, puis uniquement les consonnes pour finalement redire son prénom, je me suis beaucoup amusé pendant cet exercice, autant en écoutant les autres parler qu’en prenant conscience que chaque lettre de mon prénom compte. Très bon travail d’articulation.
L’exercice de l’arbre est tout d’abord très relaxant et permet également de prendre conscience de ses appuis. Beaucoup d’exercices en théâtre sont d’ailleurs assez amusant à ce sujet car ils permettent de reprendre conscience de certaines choses, de notre rapport aux choses, de certaines parties de notre corps auxquelles on ne pense pas.
Nous avons déambulé et fait travail sur les regards, je n’ai pas réussi à rester concentré. Peut-être un problème pour se remettre dans le bain, il faut commencer une année et reprendre son sérieux.
Ensuite, nous avons fait l’exercice du roi dont je n’ai toujours pas compris l’utilité, comprendre le poids du regard ? Bien se situer sur le plateau ? Ou encore ne jamais oublier l’autre ?
Après cela, nous faisons deux groupes, faces à faces, chaque groupe doit tour à tour faire un pas, un seul pas pour tout le groupe, le travail le plus difficile de cette séance selon moi, il faut tenter de sentir une volonté de groupe, comme en jeu.
Enfin, le dernier exercice consistait à mettre 5 personnes sur le plateau avec des consignes inconnues, sanas rien connaître et sans une parole, nous nous sommes imaginés des histoires de rivalités, de groupe, d’attaque, de clans. Ce qui prouve qu’une fois sur le plateau, le corps, chaque déplacement compte et signifie quelque chose pour le spectateur, exercice un peu flou mais tout de même captivant.


Journal de bord de Matilde:
Pour cette première séance, nous nous sommes retrouvés, formant l'habituel cercle du début de séance, puis arrive la fameuse question "Qu'attendez-vous de cette année?" Tour à tour, chacun exprime ses envies et il semblerait que l'objectif premier serait de renforcer les liens du groupe, l'autonomie, mais aussi la technique. Tous le monde semble assez d'accord, on passe à un série d'exercice, j'appréhende... On commence par un exercice d'articulation qui consiste à "balancer " d'abord juste les voyelles de son prénom (a/i/e) puis les syllabes (m/t/l/d), ce fut alors un exercice efficace pour l'articulation mais qui a surtout détendu l'atmosphère générale du groupe, mon sentiment d'appréhension, de peur de ne pas réussir, du regard des autres, commence alors à disparaître pour laisser petit à petit place au plaisir d'être avec le groupe, tous face au même objectif, lancer haut et fort les sons de son prénom pour le faire entendre mais surtout partager au groupe, c’est aussi une façon de défendre sa propre identité et trouver ou récupérer sa place parmi le groupe. Après un exercice de relaxation et de déambulation, nous passons à un exercice consistant à créer une cohésion du groupe. En effet, nous devions avancer en même temps sans que personne prenne le dessus et décide du moment où nous allions avancer, il fallait sentir la volonté et la force, non pas que de son voisin, à faire un pas mais du groupe entier. Cela demandais alors une grande concentration, et au départ elle était surtout individuelle c'est pourquoi l'exercice n'étais pas réussi et il y avait toujours des personnes qui prenaient le dessus et d'autres qui suivaient. Puis, je pense que vers la fin nous avons commencer à prendre conscience du groupe et de l'uniformité que l'on pouvait former et c'est pourquoi j'ai sentit quelques fois que nous étions ensemble et que cela était comme une force, il y avait une énorme concentration sur le groupe, l'idéal serait de retrouver cette sensation à chaque travail.
Revenir en haut Aller en bas
Lucas
Administrateur Sith



Age : 17
Inscrit le : 09 Sep 2008
Messages : 113

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Mar 16 Sep - 19:05

Journaux de bord du 16/09/08


Journal de bord d'Alexandre:
Tout d’abord, commençons par le commencement, soit la découverte des spectacles qui vont nous former et nous accompagner tout au long de cette année. Mon principal sentiment reste, à ma grande joie, de l’intérêt. Les pièces proposées me semblent particulièrement attrayantes surtout celle de Delbono, qui selon la description faite de ce metteur en scène, est atypique et bouleversant, et nous on aime toujours ça. Ensuite, le fait d’aller voir Incendies et Don Juan, éveille ma curiosité, je me demande quels vont être les partis pris auxquels nous, pendant nos représentations, n’avons pas pensé. Mais nous risquons de nous prendre une claque de modestie en voyant ce que des professionnels peuvent faire autour de textes que nous avons-nous même travaillé. L’humilité reste toujours assez douloureuse pour l’égo.
S’en suit après la pause de dix minutes, une séance de déambulation dont le principal objectif est le renforcement de la cohésion du groupe. Le fait de s’adapter au rythme des autres m’a procuré une certaine fascination, et je me suis interrogé sur quel facteur nous parvenons à ne faire qu’un seul et même corps à travers nos mouvements ? J’ai remarqué que lorsque nous devions nous asseoir tous ensemble, j’observais Jocelyne, qui elle-même devait observer quelqu’un, et cette autre personne devait sans doute s’adapter sur quelqu’un d’autre. Est-il possible que nous formions, dans notre unité, un cercle sans début où nul n’en est le maitre ? C’est à la fois intriguant de s’imaginer un groupe guidé par la même volonté, mais aussi rassurant, nous sommes tous responsables des autres. En résumé, cet exercice m’a apporté quelques lumières sur l’importance de chacun de mes camarades, et c’est pas plus mal.
Second exercice, la relaxation, où il s’agissait, tout en se détendant, de s’approprier un personnage. Pour ma part, je me suis emparé de Trivelin, et me le suis représenté comme un personnage léger et envahissant, une jolie métaphore m’est venue sur le moment ; Trivelin c’est comme du gaz, il plane dans l’atmosphère mais cherche à se répandre sur tout le plateau, sapant ainsi la présence des autres personnages.
Pour le troisième exercice, peu de variantes par rapport à la dernière fois si ce n’est qu’à chaque fois que notre prénom est prononcé, nous faisons un pas au milieu du cercle. C’est plutôt jouissif de se dépatouiller à dire son nom amputé de ses voyelles ou consonnes, ce qui représente aussi un travail intéressant au niveau de l’élocution et la prononciation.
Quant à l’improvisation, j’ai remarqué assez rapidement les personnages joués par Lucas, Thomas, Yaël, Quentin, et Coralie. Le jeu des regards était amusant à regarder, on se jetait des coups d’œil tout en esquivant certains personnages (notamment la Comtesse et Trivelin/Arlequin). À la fin de l’exercice, Mr D. a fait une remarque à Yaël, comme quoi on ne sentait pas assez le personnage de Lelio, pourtant à un moment, Yaël s’est arrangé pour rapprocher Quentin (le chevalier) et Coralie (la comtesse) et lorsque se fut fait, il s’est mit en retrait par rapport à eux. N’est ce pas pourtant le jeu principal du personnage ?
Pour finir, sur les improvisations, commençons par celle de Yaël et Jocelyne : j’ai surtout noté un travail sur la tension et l’espace plus que sur la colère du corps des deux comédiens.
En ce qui concerne la mise en scène de Coralie, Maria, Mathilde, Marion et Clémentine, je m’insurge sur le parti pris de Trivelin. Le coté « pouilleux » (pour reprendre l’expression de Quentin) va bien à Arlequin mais pas à Trivelin. Ce personnage me semble tout le contraire d’un clown même s’il possède une dimension comique, il est bien supérieur aux valets comme Sganarelle.
Enfin Mélanie et Gwendoline, j’ai trouvé intéressant la pseudo course poursuite sur le plateau, même si, comme l’a soulevé Mr D, avait à la longue un effet lassant. Cette scène m’a conforté l’affection que je porte au personnage de Trivelin et sa rhétorique.


Journal de bord de Quentin:
Alors la première partie avec la liste des spectacles a été pour moi un moteur essentiel de ma joyeuse humeur de la séance. Les spectacles annoncent une année très intéressante au niveaux des analyses. Ensuite je suis vraiment heureux des pièces qui ont été choisis: Juste la fin du monde et l'illusion comique. C'est les deux pièces qui me tentaient le plus et je vais des maintenants chercher les ponts qui vont nous permettre de faire un lien et chercher le moyen de les fusionner.
Ensuite je vais sauter directement a l'improvisation avec Coralie, Yael, Lucas, et Thomas. Ca m'as ouvert les yeux sur le fait que avoir deux personnes dans le champ de vision n'est pas facile, ça demande énormément de concentration et d'écoute sur les déplacements des autres. L'autre difficulté, c'est de faire avancer l'intrigue de l'impro tout en respectant les règles imposés. Cette improvisation a aussi été pour moi un premier contact avec le personnage du chevalier. C'est étonnant mais en entrant sur le plateau je me suis demandé si je devais jouer une femme qui joue un chevalier ou juste un chevalier. C'est assez troublant cette façon de ne pas trop savoir qui on est, quoi faire. C'est donc pour moi une véritable entrée dans la question dramaturgique du travestissement du chevalier, comment faire pour jouer un personnage aussi ambiguë.
Pour ce qui est des bouts de scènes, joués en dernière partie de séance , on peut déjà voir des approches très différentes et des choix de morceaux qui le sont tout autant.

Journal de bord de Jade :
Arrivée à ce deuxième cours, et directement prendre connaissance des spectacles m’a mise de très bonne humeur. En effet, il n’y en a pas un qui ne me motive pas … Je meurs d’envie de découvrir les partis pris des pièces que nous avons étudié l’année dernière, d’en voir une autre de Mouawad, de m’intéresser aux partis pris des pièces que nous allons jouer cette année … Et aussi cette pièce, de Delboni, qui à l’air incroyablement forte.
Après les différents exercices pour souder le groupe (se relever en même temps, etc …), une nouvelle improvisation s’est faite, les mêmes règles, sauf que cette fois-ci, les personnages de Marivaux étaient pris en compte. Les reconnaître n’était pas vraiment difficile, et les histoires que l’on pouvait se faire se rapprochaient de celle du livre, à un détail près pour moi :
Quentin (Le chevalier), qui est pourtant le personnage principal, paraissait comme une « victime » dans cette improvisation, il était montré du doigt, etc … Etrange. Trouver la bonne justesse de ce rôle doit être particulièrement difficile, et je me demande même si ce chevalier, malgré que c’est « lui » qui a créé l’intrigue, ne s’est pas fait « embarquer » un peu par celle-ci, obligé d’enchaîner mensonge sur mensonge sous la moquerie de Trivelin.
Enfin, les trois improvisations jouées avaient un parti pris totalement différent : Dans celle de Jocelyne et Yaël, l’ambiance semblait tendue, dans celle de Coralie, Marion, Maria, Clémentine et Mathilde, le comique a pris le dessus et enfin celle de Mélanie et Gwendoline est une véritable poursuite, où le « dominant » change régulièrement.
Pour ma part, avec Cathia et Constance, nous avons choisie la même scène que Jocelyne et Yaël, et cela m’embêtait un peu. Nous avons trouvé aujourd’hui une solution : nous allons joué la scène presque entière, et à 5, faisant à deux un même personnage en même temps, afin de souligner les dominations. Mais tout n’est pas encore mis au point.

Journal de bord de Marjorie :

Cette séance a constitué pour moi une première approche concrète des oeuvres. On a d'abord discuté de notre projet commun, c'est à dire quelles oeuvres aborder ? Quels liens entre elles ? M.Dieudonné nous a orienté vers L'illusion Comique que nous avions pratiquement tous ciblé dès la première séance, en tant que défi et Juste La Fin du Monde que nous allons essayé d'imbriquer dans L'Illusion Comique de façon cohérente. Malgré ces choix, en ce moment nous travaillons sur La Fausse Suivante et cette vraie première séance nous a permis de nous familiarisié avec l'univers de Marivaux. Nous avions a choisir par groupe des extraits de scène et en proposer une première approche de plateau. Cela a donné quelque chose d'interessant : la plupart des groupes a rencontré des problèmes d'espaces : Comment appréhender un plateau qui nous parait si grand quand on est deux ? Mélanie et Gwendoline, Yael et Jocelyne ont essayé plusieurs solutions pour régler ce souci d'espace et de distance. D'ailleurs, les extraits choisis étaient principalement des duos. De plus, on nous a proposé une première improvisation autour du texte de Marivaux et aussi sur la notion d'espace, nous nous sommes tous racontés beaucoup d'histoire sur ces 5 personnes représentant les 5 personnages principaux de La Fausse Suivante. Ils occupaient l'espace en groupe, devant toujours garder 2 personnes dans leur champ de vision sans jamais les perdre. Le fait qu'il soit muets favorisait encore plus le développement de l'imaginaire autour de ces personnages.

Mon journal de bord:

Cette séance a débuté par une présentation des spectacles que nous allons voir cette année, je suis plus qu’emballé car tous ont l’air extrêmement intéressants…
Ensuite, un exercice de relaxation classique sur la respiration ventrale qui permet de se calmer, toujours très agréable.
Encore le travail de décomposition de notre prénom en consonnes/voyelles que j’adore, il permet vraiment de prendre conscience de l’importance de chaque lettre de chaque son que l’on a tendance à prononcer naturellement. C’est un bon retour sur les mots et leur prononciation.
Après cela, nous avons fait avec Thomas, Coralie, Yaël et Quentin une improvisation muette avec pour consigne de garder en vue au moins deux personnes choisies avant. Nous incarnions chacun un personnage de La Fausse Suivante. J’ai trouvé cela plus dur que ce qu’il n’y paraissait. En fait, avant de rentrer sur le plateau, je me sentais très bien et motivés avec pleins d’idées mais, à peine rentré, le blocage. Cette confrontation à un public me fait peur et m’empêche toute action claire de jeu. Je suis dans un flou qui je le sais ressort dans mon corps. Je pense que j’arriverais à me débloquer dans le courant de l’année, du moins je l’espère.
Enfin, des petits groupes ont montré un extrait de la fausse suivante. Le retour sur le travail de Jocelyne et Yaël m’a véritablement montré l’importance de la gestion de l’espace. Leur scène est une dispute entre Lélio et la comtesse et en changeant simplement l’ordre des entrées ou en fixant Yaël en fond de plateau, tout m’a paru changer. C’est même la première fois que concrètement je sens une différence si forte avec quelque chose paraissant si petit. Je pense que ma vision du théâtre et du jeu a évolué depuis l’année dernière.

Journal de bord de Yaël :
Aujourd’hui nous avons eu une invitée qui passe nous voir de temps en temps. Aline était donc parmi nous. Elle est venue nous apporter des précisions sur les spectacles que nous irons voir cette année à l’apostrophe. Ce que je peux dire, c’est que nous avons une belle programmation. Nous allons pourvoir aller voir deux des pièces que nous allons présenter au BAC cette année : Juste la Fin du monde, et L’Illusion Comique. Cela va, je pense, pouvoir nous permettre de prendre une certaine distance sur les textes et donc d’avoir un regard extérieur sur eux. De plus s’il y a un réel travail sur la technicité du texte (et je n’en doute pas) et bien cela ne pourra que nous être utile.
J.Dieudonné et Marc ont décidé que notre axe de travail pour le BAC serait de présenter L’illusion comique et Juste la Fin du monde. Que notre objectif serait non pas de monter les deux pièces l’une après l’autre, mais en parallèle, ce qui me semble beaucoup plus judicieux. Donc notre part de travail sur la lecture sera alors de trouver des liens qui puissent faire la jonction entre les deux textes. Nos axes principaux de travail, seront alors pour L C l’histoire d’amour entre 4 des personnages et que nous mettrions entre parenthèse le personnage de Matamore. Puis en ce qui concerne J F m, nous travaillerons sur les monologues. Enfin une chose qui me tenait vraiment à cœur et que JD et Marc ont eu comme magnifique idée d’incorporer de la vidéo dans nos mises scène. Je suis, sans exagérer, heureux de cette proposition que je comptais faire. D’autant plus que je me souviens avoir déjà travaillé sur des supports vidéo à plusieurs avec Marc. Je sais que c’est quelque chose qu’il apprécie beaucoup. D’autant plus qu’il y a parmi nous des personnes doués en informatique pour le montage et la je pense entre autre à Jade. Il y aura alors dans notre travail deux parties, une plateau et une tournage. Puisque nous sommes dans les bonnes idées, nos deux « tuteurs » ont voulut aussi que nous jouions L C en vrai costume d’époque, du 17eme style baroque rococo. De même cette idée va pouvoir mettre en avant les talents de stylisme de certain et là ma pensée va vers Gwendoline. Le journal créatif va alors être beaucoup sollicité cette année.
Suite de la séance par un petit exercice d’échauffement. Puis ensuite, cinq volontaires sont restés sur le plateau pour se livrer à une petite improvisation sur le texte de Marivaux. Je me suis alors porté volontaire (j’adore les improvisations). Le but était alors dans un premier temps, créer une situation entre les cinq personnages qu’étaient Lélio (moi) la Comtesse (Coralie) Le Chevalier (Quentin), Trivelin (Thomas) et Arlequin (Lucas). Cette situation devait se développer et cela sans que nous ayons pu avoir eu le temps de nous concerter. A ce moment là, nous avions alors une contrainte que nous devions absolument respecter. Il s’agissait en fait d’avoir dans notre champ de vision deux des personnages présents sur scène. J’avais alors choisis en fonction de mon personnage la Comtesse et le Chevalier. Toutefois cette contrainte était vraiment dure car, le fait d’avoir deux personnes dans son champ de vision faisait que nous ne pouvions pas regarder une personne dans les yeux sauf si les deux personnages que j’avais choisis était l’un à côté de l’autre. Dure dans le sens où les pièces de Marivaux jouent beaucoup sur le jeu des regards, et donc ne pas échanger de réels regards avec l’un des personnage, la situation ma alors vite échappé.
Le deuxième exercice était lui aussi basé sur le texte de Marivaux. La semaine précédente, on nous avait demandé de choisir une scène que nous allions présenter devant le groupe. Avec Jocelyne, nous avions alors décidé de travailler sur la scène 2 de l’Acte 2, scène qui comprend un échange assez tendu entre Lélio et la Comtesse. Nous sommes alors passés les premiers. Une fois notre scène terminé, M.D nous a expliqué que nous n’avons tout simplement pas commencé par les choses simples. Par exemple, la mise en espace ne correspondait pas à la situation de tension qui existait entre les personnages. De même le groupe n’a pas ressenti cette tension, en même temps, il est vrai que je n’avais pas perçut la scène comme cela. Mais avec le recul j’aurais du y penser. C’est alors que nous avons retravaillé à plusieurs reprises sur la scène, en y ajoutant différentes perceptives. Une fois passé au groupe suivant, le déroulement de la scène à alors occupé une partie de mes pensées jusqu'à la fin de l’heure et même encor le soir, une fois chez moi. J’ai donc décidé de travailler cette scène sous différents angles de vu en espérant bien sur que le groupe nus fasse par à moi et à Jocelyne de leur point de vu extérieur.
_________________
Le fracas de la mer se calma tout à fait.


Dernière édition par Lucas le Sam 27 Sep - 18:02, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lucas
Administrateur Sith



Age : 17
Inscrit le : 09 Sep 2008
Messages : 113

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Mer 24 Sep - 16:02

Journal de bord du 23/09/08


Journal de bord de Quentin:
Pour cette nouvelle séance, nous a rejoins Marc notre intervenant. Il essaye toujours autant de nous faire comprendre ces idées qui sont très précises par des discours extravagants, comme ça il nous laisse réfléchir mais il nous lance sur des pistes de travail. La première heure a consister en une discussion autour des axes de mise en scène pour les pièces bac et un début de recherche sur les ponts entre ces pièces. On a donc eu plusieurs problèmes qui se sont imposés: Comment imbriquer les deux (ou trois) pièces l'une dans l'autre? Julien nous avait annoncer un travail avec de la vidéo, serais ce une solution pour mettre en relation entre les deux pièces? Mais alors que filmer? Pourquoi et où? On a déjà remarqué un rapprochement entre les deux histoires et souligné le fait des deux époques différentes. L'un pourrait être une sorte de suite de l'autre? La différenciation des époques pourrait passer par un jeu sur les costumes, contemporain/classique.
Ensuite après les échauffements habituels, on a repris le travail de la semaine dernière... la décortication sur le plateau des scènes choisies par chacun d'entre nous. Avec Alexandre on avait choisi la scène 5 de l'acte 1. Je joue le chevalier, arrivé sur le plateau malgré y avoir réfléchi je ne sais toujours pas comment joué une femme qui joue un homme. Et effet c'est Marc qui a donné la solution, c'est parce que Trivelin drague le chevalier et qu'il montre son désir envers lui en le touchant que les spectateurs comprennent que je suis une femme. Pour faire rire je dois créer un contraste comique en masculinisant le personnage. Le défi pour la semaine prochaine est de réussir a faire comprendre que je joue une femme sans caricaturer mais aussi d'instaurer un dialogue corporel entre les deux personnages autre que le discours qu'il prononce.
Dans les autres scènes qui ont été jouer on a aussi vu des axes se dégager, mais des axes différents selon les scènes, la scène de Marjorie et Lucas se dirige nottament peut etre plus vers une grosse exageration qui se rapprocherai du jeu de clown. Pour Antoine et Thomas qui jouent respectivement Arlequin et Trivelin, on a surtout vu la partie de la scène ou ils sont bons camarades et le conflit n'a pas encore vraiment été abordé, le jeu de manipulation de Trivelin sur Arlequin et les fantasmes de ce dernier. Pour la scène de Delphine et Clémence on a eu un début timide, mais avec la séance théorique où l'on a abordé précisément leur scène, on peut espérer voir un jeu très intéressant se dessiner, avec un rapport sincérité/mensonge pas évident a mettre en place et une différence entre ce que l'on dit et ce que l'on fait en tout cas bon courage a elle.

Journal de bord de Laura:
Je n’avais pas pu venir à la dernière séance et avais l’impression d’avoir loupé des faits importants, c’est alors avec un train de décalage et assez peu de motivation que je suis arrivée en cours. Comme toujours, tout le monde est en cercle et en prime Marc, qui vient pour sa première séance ; ça s’annonce animé ! La première heure nous discutons donc des trois univers que nous allons aborder et comment les mettre en relation ; les deux pièces mises en avant étant « l’ Illusion Comique » et « Juste la fin du monde ». Mon appétit théâtrale s’éveille aux propositions et idées de Julien D. et de Marc. Aux nombreuses possibilités qu’offrent nos pièces. Nous voulions depuis la première séance, faire un travail commun sur au moins deux pièces, c’est à dire ne pas donner une présentation sans aucun « lien dramaturgique » entre ces deux ou trois pièces. C’est alors qu’il faut se mettre à rêver, imaginer, s’imprégner des écritures de ces textes ; quitte à divaguer et à donner des pistes totalement farfelues, qui au final pourraient nous aider dans la construction de nos partis pris de mise en scène. On nous à proposé de jouer l’Illusion Comique en costume d’époque (XVIeme). En effet, comment joue-t-on au théâtre du XVIeme ? Quelle différence avec le théâtre contemporain ? On aimerait, c’est sûr entremêler « L’illusion Comique » et « Juste la fin du monde », peut être en utilisant de la vidéo, proposition appréciée de tous. C’est là qu’il faut se mettre à rechercher les points communs de ces pièces. Quand et comment insérer de la vidéo ? Que filmer réellement ? Ou ça ? Par qui ? Ces idées font appelle à une grande organisation et donc à la cohésion du groupe, et surtout à une imagination collective regroupant celle de chacun. Mon but étant vraiment d’ouvrir mon esprit à ces écritures, rêver les écritures, pouvoir proposer, parfois, des petites pistes car je n’ai jamais vraiment réussir à faire cet effort.

Quelques exercices pour le dynamisme, puis on retrouve des scènes de « La Fausse Suivante » ; chaque groupe ayant choisi une scène qui lui plait. Je regrette le fait de ne pas avoir pu choisir une des scène qui me plaisait réellement, c’est peut-être aussi pour cela que je n’étais pas en phase au tout début de séance. Mais je pense que chaque scène mérite d’être exploitée, c’est alors que je me suis concentrée sur ce qui se déroulait devant mes yeux, car c’est en regardant l’autre, son jeu qu’on se rend compte de ce qui « rend bien » ou non sur scène, même si ensuite il est toujours difficile de reproduire ce que l’on a compris des « fautes » de l’autre. C’est aussi comme cela que l’on arrive à s’imaginer quelle piste la scène pourrait prendre, quelle direction ; les idées peuvent commencer à s’agiter. Nous avons entrevu certaines scènes qui en fait on permit de comprendre ce que l’on attend sur un plateau, ou plutôt ce que doit prendre en compte le comédien : pourquoi suis-je là ? pourquoi je fais tel ou tel déplacement ? pourquoi je parle ? quel est le but de la scène/ de la phrase que je viens de dire ? etc. Tout ceci fait comprendre que la première chose à faire c’est un travail sur le texte, en profondeur ; avec tout les sous-entendu et donc les « différentes compréhensions » qu’il peut en ressortir, ce qui ouvre des « pistes dramaturgiques ». Ce que j’ai aussi compris, c’est que le jeu de son compagnon de scène donne sens à son propre jeu, en effet seul, il ne reste pas grand chose. Dans l’Acte I Scène 5 par exemple, Quentin joue le rôle du chevalier, c’est à dire il jour une femme qui joue le rôle d’un homme ; le problème étant de faire comprendre qu’il est une femme ; c’est alors que le jeu d’Alexandre (Trivelin) fera comprendre aux spectateur que Quentin est une femme car il sait que le chevalier est une femme sans que celui-ci sache que son secret est découvert.
Que d’enseignements tiré !


Journal de bord de Jade:
Après la recherche de ponts entre Marivaux et Lagarce, et les échauffements, nous avons rapidement attaqué la suite des scènes de Marivaux, où des difficultés ressortaient dans chacune des propositions :
- Pour Thomas et Antoine, je pense que l’utilisation du corps manquait, je vois Trivelin, et surtout Arlequin comme des personnages qui bougent énormément, s’expriment beaucoup par le corps …
- Pour Delphine et Clémence, la difficulté était d’aborder une scène amoureuse, où Delphine doit se montrer très entreprenante, pas toujours facile, du début un peu timide.
- Pour Quentin et Alexandre, le problème vient surtout de la difficulté de Quentin a joué un rôle de femme qui se déguise en homme, et que l’on comprenne le stratagème … Et tout ça sans trop caricaturé !
- Pour Lucas et Marjorie, je pense que ce qui est dur, c’est de faire des sentiments plutôt sincères (pour Arlequin), alors que le personnage est lui-même dans l’absurde. En quelque sorte, il ne doit pas savoir lui-même que sa tristesse est déplacée.
Cependant, ces petites difficultés étaient aussi accentuées par un manque de costume, et le fait d’avoir le livre sous les yeux, qui empêchent de pouvoir se mettre vraiment dans le rôle.
Pour ma part, j’ai essayé de prendre des photos pour le journal de bord, ou en tout cas m’y entraîner, seulement, comme je m’en doutais, c’est très flou. La lumière permet pas (en tout cas avec la qualité de mon petit appareil) de faire des photos claires. Ou alors je dois utiliser le flash, mais il risquerait de trop perturber les comédiens. Moi, ce qui m’intéressait dans le fait de prendre des photos c’était de capter les émotions premièrement, puis d’avoir vraiment un aperçu, aussi pour ceux qui jouent, de la place de leur corps dans l’espace. Cependant, une de ces caractéristiques est donc impossible à faire … Je réessayerai, parce que jusqu’ici ça donne un flou comme celui-ci (J’ai pris une photo en mouvement pour bien montré la mauvaise qualité) :



Journal de bord de Yaël

Cette semaine, c’est l’arrivé tant attendu de Marc. Il n’a pas perdu de son humour pendant les vacances. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui on c’est posé une petite méthode de réflexion en ce qui concerne les costumes pour L’illusion Comique, soit nous faisons une recherche sur la façon dont étaient habillés les gens de l’époque soit au XVI e, ou bien une question qui pour ma part me très intéressante, c’est la recherche des costumes qu’utilisaient les comédiens de l’époque pour jouer ce type de pièce. Ca me parait intéressant car ce texte étant celui du théâtre dans le théâtre, les costumes de comédiens seraient alors plus intéressants à exploiter. Chose importante, il faut que nous nous racontions des « histoires » entre ces trois pièces. Il est important de trouver des liens entre celles-ci. Pour ma part il va être dur d’entrer dans le texte de Corneille car ce n’est pas une écriture qui me touche. Je pense toutefois qu’en le relisant plusieurs fois, je réussirais à capter l’essence même du texte. Je le répète encor et encor, mais le texte de Marivaux est vraiment génial à travailler. Il m’oblige à être très rigoureux dans l’apprentissage du texte car tous les mots ont un sens, ils résonnent entre eux et donne toute la subtilité du texte.
Nous avons tous continuez à trouver sur le texte de Marivaux. J’ai vu le groupe d’Antoine et Thomas nous présenter leur travail sur l’acte II scène 5 soit la scène entre Arlequin et Trivelin. La chose qui a vraiment attiré mon attention, c’est le fait que leur travail a su vraiment bien mettre en avant la différence entre les deux personnages ; il s’agit bien de deux valet, mais qui ne sont pas les même. Antoine (Arlequin) a su bien mettre en avant l’importance qu’a l’argent aux yeux de son personnage et c’est vraiment comme cela que je le voyais. Toutefois il ma semblé que la mise en espace n’était pas assez clair, du moins en mon sens. En voyant plusieurs personnes jouer le rôle du chevalier, je me suis aperçu qu’au final, ce personnage était assez complexe à jouer. D’une part par le fait qu’il faut pour une fille, jouer le rôle d’un homme, et que au final, ce personnage est assez dur à cerner. Il faut me semble t’il comprendre le fonctionnement de son personnage pour pouvoir essayer de le jouer. Pour moi, en jouant le rôle de Lélio, il ma fallut essayer de cerner ce personnage. Même si son rôle dans la pièce est relativement simple à comprendre, le panel qu’offrait ce rôle était alors assez grand et il a fallut choisir une manière de l’interpréter qui ressemblait un peu à celle que j’avais imaginé et le tout sans faire de contre sens.
Marc n’a eu de cesse de nous répéter que les mots devaient résonner dans notre bouche, et qu’il était impossible de ne pas comprendre ce que l’on dit. Il faut alors faire un vrai travail autours du texte et non seulement l’ouvrir et le regarder au moment de notre passage. De la même façon M Dieudonné nous a rappelé qu’il fallait aussi s’amuser et donc choisir un rôle qui nous plaise, qui nous amuse.
Au moment où le groupe de Delphine et de Clémence est passé, je me suis alors vraiment rendu compte que jouer le rôle d’un personnage qui n’est pas de notre sexe, sans tomber dans le grotesque, et c’est pour cela que j’ai trouvé que Delphine (Le Chevalier) s’en ai vraiment bien tiré. Elle a je pense bien compris le personnage du Chevalier et en plus elle n’a a aucun moment mis les pieds dans le grotesque.

Journal de bord de Marjorie:
Marc est revenu ! Et oui, le comédien qui nous a suivi toute l'année dernière est revenu pour la première fois aujourd'hui avec nous. Nous avons fait l'état des lieux et nous nous sommes penchés sur certaines questions concrètes qui pourront poser problème cette année, tel que les costumes, la vidéo ou encore et jours les liens qui pourraient unir les différentes œuvres entre elles. Je trouve le projet de la vidéo très intéressant car il permettrait de nous confronter au deux univers d'un comédien, le cinéma et le théâtre et je trouve que pouvoir mêler les deux est une chance pour nous d'avoir une approche différent du théâtre et en plus de découvrir peut être une autre façon de jouer ou de voir les choses. Peut être que certains d'entre nous se passionneront pour cet autre façon de jouer. de plus, le prof nous a dit de lire les œuvres le plus vite possible pour que tous les imaginaires se mobilisent autour de notre projet commun. Pour le dire, Mr Dieudonné a employé une très jolie formule de "rêve collectif" et je trouve que cette phrase résume bien le théâtre dans son intégralité. Mais bref passons à l'échauffement, nous avons fait des exercices avec la voix et les éternels "BDA BDE BDI BDO BDU" très difficile à prononcer. Puis à la grande joie de tout le monde, je crois, nous avons fait un wizz et comme cela faisait longtemps, je crois que ça nous a tous ravi. Oui, on a bien retrouvé Marc. Après les échauffements nous avons continué les ébauches de scène de Marivaux et sont passés tous ceux qui n'étaient pas passés la dernière fois dont Lucas et moi. Cela faisait longtemps que je n'étais pas monté sur le plateau et ça m'a fait bizarre. Mais ce n'était pas désagréable au contraire. Notre passage est plutôt dur mais je suppose qu'ils le sont tous. Je me suis rendu compte que jouer du Marivaux n'est pas une mince affaire car le comédien doit être dans un type de jeu très dynamique obligatoirement sinon c'est rapidement soporifique. Mais ce n'est pas grave, ça rajoute un petit de challenge et de défi.
_________________
Le fracas de la mer se calma tout à fait.


Dernière édition par Lucas le Lun 6 Oct - 19:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Jade
Fondatrice psychopathe/Eclair blond



Age : 18
Inscrit le : 03 Sep 2008
Messages : 163

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Mer 1 Oct - 19:41

Journal de bord du 30/09/08



Journal de bord de Jocelyne :
Lors de la séance du mardi 30 septembre on a fait un exercice de groupe ( mais pas tant que ça!!) qui consistait a faire la mer et moi j'y suis pas du tout arrivée parce que j'arrive pas à faire ce genre d'exercice. J'ai du mal à faire les exercices dans ce genre parce que face à moi il y a Marc et le prof et moi je supporte pas de penser qu'on me regarde.. ça peut paraitre étrange de faire du théâtre tout en ne supportant pas le regard d'autrui mais bon.. moi ça me gene beaucoup, ça me bloque même alors que ça fait deux ans qu'on travaille ensemble.Et pendant cet exercice je me suis vraiment sentie seule alors que c'était un travail de groupe. Personnellement je ne l'ai pas ressenti comme tel et j'étais vraiment déstabilisée.Mais je vais essayer de faire un travail sur moi pour plus que ça me bloque parce que ça m'empeche de faire beaucoup de chose et par conséquent d'avancer dans mon travail personnel et pour ne pas que ça influe sur le groupe, parce que après tout on est un groupe.. alors je dois pouvoir faire ça..au moins pour le groupe.


Journal de bord de Yaël :
Comme à l’accoutumé, nous avons commencé par un tour de table qui serte à donner nos impressions, nos idées sur les textes. Marjorie à alors proposé une idée qui consisterait à projeter sur les visages, les vidéo avec les monologues de Juste la Fin du Monde. Maria rejoint un peut l’idée de Marjorie mais elle insiste plus sur le jeu des lumières et quant à Coralie elle voudrait que les vidéo soit projetée sur les corps et que celle-ci montre a peu près ce qui peut ce passer dans les pensées des personnages. Mathilde est intéressée par l’idée de gros plan des visages ou autres partis des corps. Ce qui me plaît dans cette idée de vidéo, c’est l’interactivité que ce système nous propose ; une sorte d’alliance entre le cinéma et le théâtre. J’aime quant à moi voir sur scène, des images projetées, et qui bien évidement font sens avec ce qui ce passe sur le plateau. Je suis alors en accord avec ce qui disent Marc et J.Dieudonné c'est-à-dire que l’un doit servir l’autre.
L’exercice sur les différents sentiments que Marc nous avait déjà fait faire l’année passée, était très intéressant dans le fait que d’un coup, je ne me suis plus retrouvé fasse à un public qui me regardait mais nous n’étions alors plus que quatre. Le sentiment que l’on devait interpréter, était le rire et je l’avoue, d’un coup je suis partie dans un vrai rire et qui n’était en aucun cas sur joué. Ce qui ma impressionné, c’est le faite que tout d’un coup il y a eu un courant qui est passé entre nous quatre et qui a fait que l’on vraiment rigolé, sans tenir compte de ce qu’il y avait autour de nous.
Pour le travail sur La Fausse Suivante Belal et Constance sont passés en premier, en jouant la scène 2 de l’acte II, c'est-à-dire la même que Jocelyne et moi. Ils voulaient faire ressortir le côté craintif de Lélio et le côté tigresse de la Comtesse. Belal voulait faire ressortir la part d’ironie de son personnage. Marc lui a fait alors la remarque qui m’a paru tout a fait juste, c’est qu’il s’agissait de comprendre qu’il y a une urgence dans ce que Lélio dit et donc qu’il ne fallait pas attendre a chaque fois entre chaque répliques. Ce qui ma paru étrange, c’est le fait de repasser après eux avec Jocelyne. Nous avions la même scène, sauf qu’à la différence d’eux, beaucoup de choses ont été dite sur la scène. La question que je me suis alors posé, c’est comment refaire la même scène sans que ce soit du déjà vu ? Marc a bien analysé ce que je voyais à travers le personnage, c'est-à-dire un Lélio « chiant », maniaque et presque effrayant. Il faut un Lélio froid qui ferait presque fuir la Comtesse, ce qui d'ailleur va la faire fuir.


Journal de bord de Alexandre :
La séance débute par une intervention de Marjorie sur les monologues de Lagarce dans Juste la Fin du Monde. Elle s’interroge notamment sur la mise en scène de ces tirades, et pense qu’il faudrait se servir de projections sur un mur, où l’on voit le personnage jouer son texte, en gros plan sur son visage. D’autres personnes sont intervenues sur ce point esthétique pour approuver le plus souvent, je suis plutôt de leur avis, il est vrai que cet aspect cinématographique est très séduisant, et pourrait donner un résultat comparable à la pièce Krum que j’avais trouvé très réussi en terme de gestion de l’espace et de tension de l’image. De plus, il y aurait un véritable apport moderne qui ne choquerait pas étant donné que le style d’écriture de la pièce s’y prête.
Ensuite, une intervention de Katia sur les passerelles que l’on pourrait faire entre l’Illusion comique et Juste la fin du monde, l’image du père semble récurrente, et demande à être approfondie. Pour ma part, je suis beaucoup plus emballé par les textes de Lagarce que la pièce de Corneilles, ce qui me bloque vraiment c’est les rimes, lorsque je lis les pièces dites-classiques, les personnages ne semblent avoir aucune profondeur et ne vivre qu’à travers le texte, tandis que Lagarce m’emballe vraiment par sa prose poétique rappelant quelque peu l’écriture de Wajdi Mouawad.
Après la première heure « théorique » nous passons enfin à la pratique, premier exercice, le wizz, je ne vais pas m’attarder dessus si ce n’est le fait que c’est toujours aussi divertissant, l’exercice suivant par contre, celui où l’on devait imiter la mer à travers la respiration, le rythme commun et la gestion du corps m’a posé plus de problèmes. J’ai eu la désagréable impression d’être en pleine régression, la trouille de ne pas oser, être raide et non présent, comme pendant mes premières années de théâtre où je n’arrivais pas à me donner complètement à la scène. Reste plus qu’a voir si la prochaine fois je parviendrais à me lâcher totalement. En revanche, l’exercice suivant où il s’agissait de jouer un sentiment ou une attitude en l’accentuant peu à peu était vraiment plaisant, autant à regarder qu’à le jouer.
S’en suit les propositions de la Fausse Suivante. Nous avons donc Belal et Constance, dans la scène de la dispute entre Lelio et la Comtesse, ce qui en ressort est un Lelio sarcastique, faisant l’idiot et provoquant, et une Comtesse qui est dans la tension permanente du corps et de l’espace. Ensuite vint Jade, en Comtesse avec un costume plutôt réussi, qui a transformé une scène à plusieurs en seul monologue, je pense que l’idée en elle-même est intéressante malheureusement Jade s’est un peu égarée et n’arrivait pas du tout à se concentrer, dommage peut-être que la séance suivante elle parviendra à nous proposer quelque chose de plus concret.
Cependant, lorsqu’elle a joué, je me suis rendu compte d’un défaut de jugement que j’avais, je crois que mes critères de valeurs d’un comédien sont focalisés principalement sur le visage et ses expressions plus que sur le corps et l’espace, au cinéma cela semble normal, au théâtre je ne suis pas vraiment sûr que cela est autant d’importance.
Enfin Jocelyne et Yaël que l’on avait déjà vu, sans doute le seul groupe où chacun connaissait son texte, bref, le jeu du corps est bien là je pense, cependant Jocelyne a un petit problème de débit, elle parle beaucoup trop vite mais il est probable que cela se corrige plutôt rapidement avec de la volonté.


Journal de bord de Jade :
Après les différentes idées et recherches de ponts pour la future pièce, notamment l’intervention de Katia que j’ai trouvé pertinente, car en effet on pourrait se servir du manque de père dans Juste la Fin du Monde, on a fait divers échauffements. La plupart dans le but de souder le groupe, d’évoluer ensemble, comme l’exercice de la mer.
L’un d’entre eux était l’exercice où l’on était 4 assis sur le siège, et qui était la gradation d’un sentiment ou d’une action. Pour des actions comme celle à laquelle j’ai participé, le rire, on se rendait bien compte de l’aide que pouvait nous apporter autrui. Le fait que mes 3 camarades continuent de rire, toujours plus fort, lorsque c’était à mon tour d’augmenter l’intensité, rendait la tâche plus facile. De plus, la plupart du temps, je riais vraiment ... Je n’aurai jamais pu le faire, par exemple, si j’avais été seule sur cette chaise. Pourtant, des actions comme « L’hypocrisie », je trouve ça réellement dur à faire, car je ne vois pas en quoi les autres peuvent particulièrement nous aider, c’est une action assez individuelle, ou en tout cas c’est ce que j’ai ressenti en voyant l’exercice. Dans ces exercices, on comprend l’importance des personnes autour de nous, de leur aide sur scène et donc l’influence qu’ils ont dans notre façon de jouer.
Et c’est une chose qui m’a bien manqué lorsque j’ai joué la Comtesse … Je savais mon texte, j’avais une idée de ce que je voulais faire, mais être seule m’a complètement désarmée, j’étais plus qu’anxieuse. J’ai le sentiment d’être totalement passée à côté, d’avoir complètement raté, et d’ailleurs ce n’est pas qu’une impression. Sans le soutient d’un autre personnage (ça ne m’était jamais arrivé de faire un monologue, d’être seule comme ça), je n’arrive pas à évoluer, plus le temps avançait et plus j’étais perdue dans ce que jouais. Je suis sortie de ce cours de théâtre énormément déçue, déçue par moi-même, et ça me fait vraiment peur pour le cours d’après … J’ai par la suite, dans la semaine, demandé à Yaël s’il pouvait jouer Lélio avec moi, au moins pour le départ de la scène, afin de me donner un repère, car même en cherchant des initiatives, je suis toujours déçue par ce que je peux faire. Peut être qu’après il pourrait rejoindre le public, afin que je puisse atteindre ce que je voulais faire initialement, m’adresser à tous les spectateurs ? J’ai l’impression de ne trouver aucune piste, et ça me décourage, surtout par rapport aux autres groupes, Belal et Constance, Yael et Jocelyne qui, même s’ils jouaient la même scène, avaient eux des pistes qui les rendaient bien différentes … Sans parler de la scène avec Laura, Cécilia et Maria, où j’ai trouvé que notamment Cécilia faisait un Lélio très convainquant. Et on comprenait bien l’histoire. Bref, un cours qui m’a refroidie …


Journal de bord de Matilde :
Au début de la séance, pendant le temps de parole, certains ont commencé un travail de pont entre L'Illusion Comique et Juste La Fin du Monde, notamment Katia qui relie le personnage de Louis dans Juste La Fin du MOnde à celui de Clindor dans la pièce de Corneille. En effet, ce sont tous deux des fils qui sont partis, on pourrait alors s'imaginer beaucoup d'histoire à travers ce lien crée. Au cours des lectures personnelles il y a eu aussi beaucoup d'image notamment avec la vidéo comme par exemple de mettre en gros plan le portrait des personnages lors de leurs tirades (monologue dans le dialogue) dans la pièce de Lagarce. On peut donc s'imaginer aussi avec ce système que les personnages qui ne parlent pas mais qui sont présent physiquement pendant la tirade d'un autre personnage, sont sur le plateau écoutant ce monologue et joue avec ce qu'il dit et avec la vidéo.
Après s'être échauffé, nous passons à un exercice qui consistait à former la mer,à la créer, c'est à dire que le groupe entier devait former une harmonie ayant dans la tête l'objectif de crée l'illusion de la mer, le groupe entier devait être la mer et non pas une personne une mer. Il fallait alors être attentif et suivre le même mouvement que le reste du groupe ce qui demande une grande concentration sur le groupe entier et non pas que sur ses voisins. Pendant cette exercice, je me suis sentie parfois mal à l'aise et j'avais une envie de rire ce qui me faisait perdre ma concentration et donc perdre le groupe. Cela m'a surprise sur le coup car avec d'autre exercice sur la concentration du groupe je n'avais pas cette sensation d'être observée et jugée. C'est peut-être alors le fait de devoir former une forme, un élément entier avec le groupe qui m'a perturbée ou bien même peut être que je n'arrive pas à rester concentrée sur le groupe quand nous devons être en mouvement. De plus, après cette exercice, Marc nous a dit qu'on était pas allé assez loin, que notre "prestation" était restée assez à son minimum, peut-être alors que ce sentiment de gêne était répandu à plusieurs endroits du groupe. J'aimerais refaire cette exercice pour voir à nouveau comment je réagis et si je peux réussir à contrôler cette sensation et que le groupe alors forme "des séismes de mer voir même un tsunami", qu'il se lâche plus.Nous passons ensuite à un autre exercice qui consistait à faire passé un sentiment à l'autre et au fur à mesure qu'il avance vers d'autre personne il doit augmenter voir même allé jusqu'à l'explosion. Pour cette exercice,des thèmes de la pièce de Marivaux La Fausse Suivante, que nous avons travaillé ensuite, étaient proposés, moi je suis tombée sur l'hypocrisie et au départ je ne voyais pas comment faire exploser ce sentiment mais par le travail de "passer à l'autre " nous arrivons alors à le faire exploser en explorant surtout le jeu avec le visage (grimace) et celui du corps, cela nous montre l'importance du corps et de sa tenu mais aussi du visage et de l'expression. C'est exercice peut beaucoup nous aider pour le jeu pour la Fausse Suivante. En effet, il est difficile d'avoir la langue de Marivaux dans la bouche c'est pourquoi le jeu de notre corps peut beaucoup nous aider notamment pour le personnage du Chevalier qui pose une véritable question sur comment jouer son travestissement. Cette exercice donne corps à un sentiment et il faut alors s'en servir pour donner un corps à son personnage.


Journal de bord de Coralie :
Reprise de motivation, je pense que ce qui me manquait c'était l'appui du groupe . Et les exercices d'échauffement m'ont fait sentir concrètement (car physiquement) le groupe. Il s'agissait d'être une masse compacte: la mer par nos corps en mouvements et nos souffles. Je me suis sentie au contact de tout le monde non-seulement par le toucher mais la respiration car c'est quelque chose d'intime de personnel et d'interne. Cette incroyable proximité m'a soutenue et même encouragé.
Cela a été approfondi avec l'exercice qui a suivit : l'amplification d'une émotion , c'est à dire une transmission d'un sentiment par le regard. Il est vrai que les séances précédentes mes semblaient ternes car je ne me sentait pas impliqué par ce qui se passait sur le plateau lorsque je n'y était pas. Et cet exercice a tout changé, notamment dans le désir que j'avais à aide mes camarades les pousser a fond , leur témoigner mon appui ou au moins mon écoute. J'aurais souhaiter avoir la même qualité d'écoute lorsque nous sommes passées pour présenter le premier "jet" de la FAUSSE SUIVANTE...


Dernière édition par Jade le Jeu 4 Déc - 15:04, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Jade
Fondatrice psychopathe/Eclair blond



Age : 18
Inscrit le : 03 Sep 2008
Messages : 163

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Lun 13 Oct - 14:21

Journal de bord du 07/10/08



Journal de bord de Jocelyne:
Engager le texte dans le corps... donner sens au mot ... la scène est un espace vital; toutes ces phrases me font prendre conscience (et aussi grace à l'exercice qui consistait à imaginer notre personnage: en souriant, en buvant.. ) que je dois vraiment jouer la violence et la tension de ma scène qui est une scène de jalousie entre la comtesse et Lélio. Je dois donner du corps aux mots et mon corps doit aussi exprimer ces mots: chaque replique est une passe d'armes.
Au moment de passer et de présenter mon travail je me sens déjà plus en confiance parce que j'ai un costume qui m'aide aussi à donner et à créer un corps a ma comtesse, à lui donner une attitude, des manières..
Je remarque alors que la langue de Marivaux a un certain rapport au corps auquel on peut rapprocher le théâtre italien qui est un théâtre du corps.
Avec Yael on avait une idée de mise en scène mais le prof nous a guidé vers un aspect moin "classique" et plus "humouristique"( preuve que plusieurs lectures peuvent être faites de la même pièce) dans la sens ou la comtessse (donc moi) est transformée en grande" niaise"; mais cette "niaiserie" passe tout d'abord par le corps donc les mots gardent de leur gravité.
Le language du corps permet donc d'expliciter les enjeux de la pièce.


Journal de bord de Jade:
Le cours a commencé très rapidement avec une relaxation, puis l'exercice du miroir. J'étais avec Mathilde, et même si au départ on avait envie de rire (en tout cas moi j'avais cette envie, peut être nerveusement ?), la relaxation d'avant nous avait quelque peu "calmé". On a très vite arrivé à se coordonné, et les mouvements venaient simplement, sans que l'on ai à réfléchir.
Puis, tout aussi rapidement, presque tous les groupes sont passés pour répéter. J'ai été quelque peu "épatée" par la scène d'Antoine et de Thomas, à leur proposition de transformer leur scène en une sorte de spectacle de clowns, représentatif du comportement des valets parfois, surtout de Arlequin... Enfin, je crois que ça a été le cas pour tout le monde, on a tous vraiment accroché à leur scène, et beaucoup rit ... Pour la scène de Belal et Constance et celle de Jocelyne et de Yael, l'écart, malgré que ce soit la même, est de plus en plus flagrant : une dans la sincérité des sentiments, et l'autre dans le comique. On peut voir les deux facettes de la Comtesse, les interprétations que l'on peut faire de son rôle : une femme intelligente et sensible, ou alors une femme bête et artificielle, provoquant le rire. Ce sont surtout ces scènes qui m'ont marquées mardi! En ce qui concerne la mienne, le fait d'avoir un "pushing ball" (nommé Yaël), comme dit le professeur, m'a aidé à pouvoir jouer la colère de la Comtesse. C'est la continuation de la scène de Constance : une Comtesse blessée qui prend le dessus, se met en colère contre Lélio, son comportement et sa jalousie, puis en vient à vouloir le quitter. Ainsi, c'est plus facile pour moi de faire des propositions. J'ai un peu repris confiance par rapport à la semaine derrière qui avait été catastrophique à mon goût ...


Journal de bord de Yaël:
Cette séance me semblait avoir pour but d’engager le corps avec le texte. Chose qui me semble importante avec ce type de texte, car le corps est le traducteur des réels pensées des personnages. J’ai alors compris que dans cette pièce, aucuns mots ne devaient pas nous échapper, on devait en connaitre le sens, car chaque mot, son des armes et ils doivent servir à attaquer, et donc si je n’en connais pas le sens alors tout tombe à l’eau et l’impacte n’a pas lieu. Je dois restituer la violence du texte pour que mon personnage de Lélio apparaisse d’un cynisme, d’une mesquinerie, d’un homme capable de tout pour en arrivé à ses fins. A travers la manière dont je tiens le texte, il faut que je fasse ressortir la tension et la gravité entre mon personnage et celui de la Comtesse. Il faut engager le corps et l’esprit dans le combat. Notre approche du texte doit être juste et précise dans le langage. C’est un duel qui s’engage et je ne doit pas le perdre. Dans la scène que je fais avec Jocelyne, mon personnage doit acculer la Comtesse, lui faire perdre ses moyens, la pousser à bout. Je m’efforce pas ma rigidité sur le plateau, de la faire sortir de ses gonds. Je dois être inflexible. D’où le travail, dure pour moi, de rester fixe, de ne pas faire de gestes trop grands. Maintenant, mon travail sera axé sur cela. Mon visage aussi doit resté sobre, sans réelles expressions, et moi qui ait pris la mauvaise habitude de faire des mimiques, cela est dure. On arrête pas de me le dire et pourtant je n’y mets pas de la mauvaise volonté, mais ce débarrasser d’une habitude, c’est bien dure, pourtant je m’y forcerais.


Journal de bord de Cécilia:
J'ai été pas mal impressionnée par la prestation de Thomas et Antoine. Je n'ai pas décroché jusquà la fin, ils ont proposé un travail abouti et ont mis la barre très haut! Je pense que mis à part le fait que leur proposition est bien c'est surtout un gros booster pour toute la classe. Pour moi, c'est comme une forme de défi personnel c'est à dire essayer de faire aussi bien voir mieux que les camarades sans pour autant avoir un véritable esprit de compétition! J'ai été assez contente de voir Alexandre/ Trivelin se "lacher" car d'habitude il est de nature réservé et timide. Je pense qu'à la fin de sa scène il devrait être beaucoup plus entreprenant avec le Chevalier. En ce qui concerne Quentin/Le chevalier, je pense qu'il est victime d'un certain blocage du fait qu'il doive interpreter le rôle d'une femme. Je suis moi même confrontée à ce problème car j'ai choisi le rôle de Lelio et la masculinité ça se travaille!

En ce qui concerne ma scène (III,7), après plusieurs réunions de travail avec mes partenaires, nous avons opté pour un parti pris clairement comique
Un Lelio grotesque, pleunichard, pitoyable
Une comtesse frivole , dans la démonstration et l'érotisme
Un Chevalier controlant tout
Nous présenterons notre scène à la prochaine séance, nous verrons bien comment est reçue notre proposition.


Journal de bord de Matilde:
Cette séance a surtout été consacrée à l'incarnation de la langue de Marivaux, difficile à mettre en bouche, avec le corps. On parle alors d'arme pour les mots de Marivaux et de passe d’arme pour les répliques. Chaque mot doit alors être dit avec un enjeux vital, une tension et il faut surtout leur redonner leur poids. Le fait de nous « repréciser » cela me semble important car au cours des dernières séances, sur le travail de la Fausse Suivante, nous avions du mal à jouer la tension de la pièce et à comprendre vraiment l'impacte que peut avoir une réplique sur la pièce et l’évolution de son intrigue. Pour continuer sous cet axe, nous avons fait un travail de relaxation visant à s'imaginer notre personnage de La Fausse Suivante et de lui donner corps, de l'imaginer dans des situations précises. En ce qui concerne mon personnage, Trivelin, je l’ai surtout imaginé, regardé sa démarche qui était plutôt blasé, sans tenu tout en ayant un certain charme ou plutôt charisme ce qui expliquerait sa manipulation qu’il a envers quelques personnages, je le vois comme un véritable acteur et qui est toujours en mouvement jamais stable sur ses appuis, c’est pourquoi je le vois faire des allés retour pour ma scène par exemple, c’est ce qui m’intéresse dans ce personnage. On passe ensuite au travail sur la plateau avec des scènes de Marivaux, et pour la scène de Jocelyne et de Yael (acte II, scène 2) j’ai trouvé une évolution flagrante par rapport aux séance précédentes, ils étaient tous deux beaucoup dans le corps, et on voyait qu’ils étaient engagés aussi bien dans leur corps que dans la voix, de plus il ont pris le partis pris de faire une Comtesse niaise, hystérique ce qui marchait beaucoup et m’a tout de suite fait accroché. A l’inverse, pour la même scène, Belal et Constance prennent un registre différent en montrant toute la tension de la scène, la comtesse blessée face aux propos de Lélio. J’ai trouvé Constance vraiment appliquée dans le texte, on entendait ce qu’elle disait et on le comprenait. Au final, deux mises en scène bien différente mais comme il y avait une bonne implication, et que les deux versions se défendent, le spectateur accroche !


Dernière édition par Jade le Jeu 4 Déc - 14:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
lepoireau
Parasite du forum



Age : 17
Inscrit le : 12 Sep 2008
Messages : 218
Localisation : cormeilles en parisis

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Mer 15 Oct - 14:31

Journal de bord du 14/10/08


Journal de bord de Quentin :
Bon alors, pour cette séance du 14, nouvel exercice: LE TRAVAIL SUR TABLE... Pour certain c'était un exercice inconnu, pour ma part j'ai déjà fais ça de nombreuse fois, c'est un travail long et pas forcement amusant mais il est vrai qu'on a vu une avancée fabuleuse. On a lu les scènes choisie par Marc et Julien avec les intentions et après on discuter de chaque scène. Le fait de lire a voix hautes et avec des voix différentes pour chacun des personnages ça m'as permis une meilleure compréhension et une grande inspiration. Comme yael je vois Alcandre en espèce de créature étrange surnaturel au dessus des personnages, j'ai une image en tête, on ne verrais que ses yeux ou sa bouche alternativement en gros gros plan. Et sa voix envoyée des loges en OFF, qui résonne. Ensuite pour le fait que les personnages soit dans une fête costumée de nos jours, je trouve ça très intéressant parce que ça les rapproches de nous et que ça correspond tout à fait a nos attente du lieu: passage mais possibilité d'isolement/ Travestissement/ Modernité du lieu possible avec costumes anciens... La concordance de Clindor et Louis concorde complètement avec ce qu'a proposé Antoine. Déroulement que je trouve fort judicieux car tout s'emboite tout de même super bien. Petit résumé:
1-Monologue début de Louis. (JLFDM)
2-Alcandre et Pridamant. (IC)
3-Passage au bal (IC et LFS)
4-Retour maison de Clindor/Louis (JLFDM)
5-monologue fin de Louis (JLFDM)
6-révélation de la supercherie (IC)
Des chapitres 3 à 5 Pridamant et Alcandre pourrait se balader parmis les personnages comme des spectres ou des fantômes.

Journal d bord de Yaël
Première séance de lecture à la table. Je ferais grâce des différentes découpes que l’on a faites du texte. Cependant lors de cette lecture de L’illusion Comique, je me suis aperçu comme bien d’autre, que la question de l’espace temps pouvait poser problème et notamment sur le personnage d’Alcandre. D’où vient-il ? Moi je pense que ce magicien, illusionniste pour mieux coller au texte, vient d’ailleurs. Alors si l’on veut travailler sur la vidéo, il me semble intéressant de faire avec les moyens de la vidéo une illusion. Un Alcandre géant, avec à côté de lui un Pridament lui à taille humaine, il aurait aussi une voix qui résonne dans les oreilles des spectateurs, de l’écho, quelque chose d’impressionnant. On doit utilise de grand moyen pour que l’illusion fonctionne. Je me suis imaginé Corneille montant sa pièce avec les moyens technique que notre époque propose. Je suis persuadé qu’il utiliserait la vidéo pour son magicien. Je vois bien ce personnage en perpétuelle présence fantomatique avec à côté de lui Pridament, car dans le texte ils sont placé en tant qu’observateurs. Et puis comme nous cherchions à faire des ponts entre les trois pièces et plus encor entre l’illusion et Juste la fin du monde, l’idée intéressante et que je partage, que Pridament est le père absent de la pièce de Lagarce. Et puis une autre idée que j’ai encor du mal à cerner, c’est le approchement qui a été fait entre Lélio et Clindor. Je ne vois pas trop, mais peut-être que au fur et a mesure du travail les choses vont s’éclaircir.
Par la suite, l’idée que nous nous trouvions dans une soirée costumé (pourquoi pas) est venu et je dois dire que l’idée n’est pas déplaisante, il va falloir affiner le sujet, mais je pense que l’on par sur de bonnes bases.
J’ai trouvé la séance intéressante, mais pour le moment je n’ai pas eu l’impression qu’elle m’a beaucoup fait réfléchir sur le texte et lis a part l’idée que j’ai expliqué plus haut, j’attend voir venir d’autre choses venant de mon esprit.
Revenir en haut Aller en bas
Yaël
Le Grand Anthropophage



Age : 19
Inscrit le : 05 Sep 2008
Messages : 87

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Lun 1 Déc - 15:37

Journal de bord du 21/10/2008



Journal de bord de Yaël:
Reprise de la lecture à la table, nous terminons la lecture de L’illusion comique. En lisant un passage, je me suis aperçu de la difficulté de lire et à fortiori d’apprendre un texte pareil. Il est impératif d’apprendre avec technique, en respectant les règles qu’impose un texte en alexandrin. Il faut l’apprendre avec les enjambements, les « e » muets, les diérèses… et je pense que si nous ne faisons pas l’effort de l’apprendre comme tel, cela va enlever toute la poésie du texte et il n’aura pas le même impacte. Je me suis rendu compte que si un auteur écris une pièce, il est du travail du comédien de faire l’effort de l’appendre sans broder autour, car l’écriture doit apparaître comme dans le livre. C’est le côté rigoureux du théâtre, cela peut paraître contraignant, mais à la fin on n’en ressort avec une certaine satisfaction, du moins il me semble. Cela est d’autant plus vrai dans le texte de Lagarce. Les mots sont pesés pour en arriver à un résultat le plus juste possible. Un résultat qui résonne dans nos pensées. C’est justement lors de cette séance que nous avons fait la lecture de Juste la fin du monde. Je me suis rendu compte de la difficulté de bien lire le texte sans que l’on en fasse du n’importe quoi et du coup tomber dans l’incompréhension.
A la suite de la séance, je me suis rendu compte d’une chose. En allant voir Ebauche d’un portrait, ce qui m’a frappé c’est que dans son journal intime, Jean-Luc Lagarce parlait à certains moments, notamment suite au fait qu’il est apprit sa séropositivité, de lui au passé. J’ai fait un rapprochement avec le personnage de Louis, en effet, la question qui nous préoccupait le plus avec lui, c’était le fait qu’on ne savait pas si il était mort ou vivant. Où est-il ? D’où parle t-il ? (dans le prologue et épilogue) C’est alors que je me suis dit que celui-ci étant malade, ce pensait mort car condamné par une maladie qui n’a alors qu’une seule issue. Parlant ainsi de lui comme une personne condamné et à ses yeux mort depuis la connaissance de la maladie. Peut-on voir Louis dans cette situation ?! Bien que Lagarce ait toujours revendiqué que dans ses pièces il n’y avait pas de forme autobiographique, je me suis permis de faire ce rapprochement avec Louis.
On nous a expliqué que tous les monologues de Juste la fin du monde seront filmés. Chose qui me semble intéressant et ainsi le texte qui n’est pas simple à cerner peut peut-être mieux passer de cette façon. Pour une première approche du texte, le travail s’annonce à mon sens intéressant.
Revenir en haut Aller en bas
Yaël
Le Grand Anthropophage



Age : 19
Inscrit le : 05 Sep 2008
Messages : 87

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Lun 1 Déc - 17:37


Journaux de bord du 18/11/08



Journal de bord de Yaël:
On nous annonce le titre qui a été choisit pour le travail. C’est Marc qui en a eu l’idée, cela lui est venu lorsqu’il écoutait à la radio la chanson disco « Just an Illusion ». Intéressant je n’y aurai pas pensé. Bref sa convient à tout le monde.
Ce qui ma marqué dans cette séance c’est la difficulté que j’ai eu à faire un exercice. J’ai du me mettre au centre d’un cercle fait par les autres membres du groupe qui me tournaient le dos, et je devais par un son et un geste faire ressentir à une personne de mon chois dans le cercle, l’impacte que du son. J’y suis arrivé difficilement. En effet, j’avais l’impression de ne pas envoyer ce signal en ligne droite, je sentais mes appuis non stables et donc je n’étais pas fixe sur mes genoux. J’avais comme l’impression que mon corps c’était verrouillé, fermé et ainsi je n’étais en position pour faire ressentir ce son. Je m’y suis pris à plusieurs reprises en ayant toujours cette difficulté, et je n’y arrivais pas. Durant toute la séance je ne me trouvais pas très actif, la fatigue surement ce qui pourrait expliquer que je n’arrivais pas à donner assez d’impulsion dans mes gestes et ma voix.

Journal de bord de Cécilia:
Je suis vraiment très heureuse, encore sur mon nuage. Cette séance à été top, je me suis vraiment investie dans l'échauffement. Aujoud'hui Jocelyne, Laura et moi avons présenté notre travail sur la Fausse suivante à la classe, on avait pas mal travaillé en amont et on s'est jettée à l'eau, on s'en est bien sortie

Approfondissement:

Mardi, après 3 semaines sans cours de théâtre quelle joie pour moi de retrouver le groupe. Nous avons fait un échauffement qui m'a bien plu je vais essayer de l'expliquer: une personne au mileu de la salle est encerclée par tous les autres qui lui tourne le dos et ont les yeux fermés. Le but de la personne au centre est de choisir une personne dans le cercle sans la nommer puis de l'interpeller avec son corps et sa voix. Yaël ets passé le premier, il a eu du mal à atteindre sa cible et trouver le moyen d'attirer son attention. Je suis passée après lui je me suis concentrée et j'ai poussée un cri strident qui venait de très très loin. J'ai atteint Clémentine qui était ma cible. C'est surprenant ce passage d'energie qui peut s'effectuer entre plusieurs personnes sans qu'il y est de contact. Cela m'épate !!! Pour y arriver il faut etre vraiment concentrée et ouvert pour pouvoir sentir cette énergie!

Après de longues et douloureuses minutes d'impatiences, je ne pouvait pu tenir sur ma chaise, j'avais vraiment envie de présente notre scène. Les séances précédentes, nous avions vus le travail de Thomas et Antoine et personnellement ça m'avait donné un bon coup de pied aux fesses et avec mes camrades on s'est dit qu'il fallait vraiment qu'on l'a bosse cette scènes. Je dis un grand merci à Thomas et Antoine car involontairement ils m'ont tiré vers le haut.
Arriver au moment de passer, un gros moment d'angoisse m'envahit mais en voyant Jocelyne et Laura débuter la scène il a bien fallu se lancer. Ce que j'ai appris depuis mes débuts en théâtre c'est que jouer es un bon moyen pour se fendre en deux comme dit Marc. Je ne suis plus moi sur scène, je ne suis plus Cécilia, je suis autre. Le plateau est comme une arène où on se jette où on se combat nous même. J'ai compris qu'il est préférable d'en faire beaucoup trop et se canaliser après plutot que de tout faire petit. Quand je suis en cours de théâtre j'ai besoin d'expluser quelquechose, un trop plein et à cette séance j'y suis vraiment parvenue. Je trouve ça tellement surprenant que pendant ces quelques minutes où je suis sur le plateau, ma scène devient le centre de tout, je fais abstraction de ma vie pour raconter une histoire. Je suis vraiment contente quand j'arrive à oublier le regard des autres qui sont rivés sur moi quand je joue. L'année dernière en début d'année j'en aurait été incapable!! J'aime être quelqu'un d'autre partager quelque chose avec mes partenaires de scène. Quel plaisir après notre scène d'avoir été complimenté, ça n'arrive pas souvent. J'espère encore progresser. J'ai encore à travaille rma masculinité notamment dans la voix et la posture.

C'est peut etre étonnant mais quand on le vit c'est beaucoup moins effrayant d'être un personnage que d'être soi-même...
Revenir en haut Aller en bas
M'a_t-il_dit?
Novice



Inscrit le : 09 Sep 2008
Messages : 15

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Mar 2 Déc - 22:16

Le message d'avant ne peut être édité car trop long, donc je laisse celui-ci


Journal de bord de Matilde du 16/09/08:
Deuxième séance de théâtre, le projet de fin d’année s’éclaircit, nous allons présenter Juste la Fin du Monde et l’Illusion Comique, en les unissant afin de former qu’une seule pièce, le problème alors se pose de comment unir ces deux pièces ? Il faut alors trouver des ponts, des échos entres les deux textes sachant que pour l’Illusion Comique on se concentre sur les histoires d’amour de Clindor et pour Juste la Fin du Monde sur les monologues avec la piste de travail d’inclure la vidéo et de jouer avec les costumes de l’époque pour l’Illusion comique. En ce qui me concerne, je craignais d’abord cette proposition ne voyant pas vraiment les ponts que l’on peut faire, puis ensuite avec du recul j’en ai vu quelques-uns comme celui du père absent, ce qui ma fait prendre conscience de la dimension de notre projet et ce qui m’a surtout rendue enthousiaste c’est de voir mais aussi de montrer (par la suite) comment on peut unir deux pièce et que finalement le théâtre ce rejoins toujours malgré les différentes époques d’écriture. Pour la Fausse Suivante, nous commençons à l’aborder au début de l’année, sous forme d’extrait que nous avons choisis par groupe. Nous commençons par voir le travail de Yael et Jocelyne sur l’acte II scène 2 , dans cette première approche du travail sur Marivaux on se rend compte surtout de l’importance du rythme, du déplacement et du corps. C’est ensuite à mon groupe de passer, nous présentons la dernière scène de La Fausse Suivante, je fais alors Trivelin et je joue principalement avec Marion qui interprète Arlequin. Pour ces deux valets, nous voulions prendre un parti pris clownesque où Trivelin serait tout de même maître sur Arlequin en se vantant notamment avec tous les sous qu’il a récolté au fil de la pièce, mais nous sommes tombés dans un côté trop infantile oubliant ce qui se passait sur scène, c’est à dire le démasquage du Chevalier mais aussi de Lélio, le rôle des valets dans notre partis pris n’étais donc pas clair. Je l’ai alors ressenti dans mon jeu, je sentais une sorte de gène de ne pas être attentif à ce qui se passait sur scène et à la révélation de l’intrigue, il y avait alors une sorte de division entre les deux espaces (avant scène/ milieu ), celui de la Comtesse, le Chevalier et Lélio et celui des deux valets. Tenant à garder le partis pris clownesque pour Arlequin, il faut alors pour Trivelin qu’il soit intéresser par ce qui se passe tout en gardant son côté peut être au final pas clown mais clochard. Je suis alors anxieuse de voir ce que peut donner ce travail sur le plateau, une fois que nous aurions bien vu les rôles des valets dans cette scène.


Journal de bord de Cécilia du 30/09/08:
Déjà un mois depuis la rentrée, mardi dernier je suis enfin passée avec Laura et Belal. On est passé à la fin de l'heure donc on a du se dépêcher. On est arrivé sur scène avec quelques idées et au niveau de la répartition des rôles Laure est le chevalier, Belal est La comtesse (oui je sais!) et je suis Lélio. A première vue le fait que Belal joue une fille n'a pas plu, les profs ont pensé que ça farait trop caricature. On a donc changé de partenaire. Pour en revenir à notre prestaion, on l'a fait livre à la main, le texte était encore un peu bancal. La scène a débuté par l'interruption d'une conversatin entre la Comtesse et le Chevalier. Je l'ai ai donc coupé dans leur discussion et agréable surprise... quand je suis entrée sur scène le stress s'est envolé, je pense que c'est surtout le fait que je me sois beaucoup investie dans l'échauffement et que ça m'a fait du bien de me défouler. Quand le stress n'est plus là, on ne pense plusaux autres. Je n'ai pas dit que la peur a completement disparu j'ai simplement vu mes camarades commes de spersonnes "bienveillantes", oui... enfin. Mis à part cela, pendant ma scène j'ai essayé de jouer avec mon visage, mes intonations car je pense que La fausse suivante est avant tout une pièce où les personnages grâce à leur talent de comédien (gestuel, regards, voix) arrivent à manipuler les gens.Ca ne s'est pas bien vu je pense.
Mon parti-pris est de faire un Lelio aux apparences sincères, completement investi dans son rôle de manipulateur

Echauffements: Merci Marc, on a fait " l'évolution des émotions" mon echauffemnt par excellence... J'ai donc été dans les premières volontaires et je suis tombé sur le malaise! J'ai été avec des coéquipiers qui se sont bien investi dans l'échauffement et ça a fait un truc top je pense. Je ne sais pas si on a vraiment fait le malaise (ça m'a plus fait penser à la folie)mais l'essentiel est que l'on se soit défoulé.
J'aime cet état de détente et d'adrénaline combiné, ce moment où on a juste assez conscience de la réalité pour donner à voir aux autres. J'aime cette sensation où le temps s'arrete comme si j'atais seule un instant, le coeur battant la chamade à me livrer à tous les regards. Ce n'est pas facile mais quand j'y arrive je sais que j'avance!!
Exercice où on devait être la mer: Je n'ai pas aimé sans doute parceque nous étions dans l'ensemble un peu trop timides et pas assez concentrés. J'aimerais tellement que tout le monde se fasse confiance et n'ai pas peur du ridicule , j'en suis loin mais n'oublions pas les belles promesses de la rentrée: "on veut une classe unie et investie".
AFFAIRE A SUIVRE
Revenir en haut Aller en bas
Jade
Fondatrice psychopathe/Eclair blond



Age : 18
Inscrit le : 03 Sep 2008
Messages : 163

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Mer 3 Déc - 8:11


Journaux de bord du 02/12/08



Journal de bord de Jade:
Après une mise au point (pour les masques, musiques, répartition du texte …) et des échauffements, nous avons fais deux exercices.
J’avais du mal à me lancer parce que je pensais à la scène avec Lucas qu’on devait faire après. On avait pu se voir qu’une fois, et on avait eu qu’une semaine pour apprendre le texte …
Le premier exercice consistait, dans une ligne de 4 personnes, à amplifier la fatigue peu à peu, jusqu’à l’état de larve quasiment … Ils étaient concentrés, mais j’ai l’impression que c’était plus dur que se passer l’état par le regard, comme on fait d’habitude. Je préfère cet exercice là car on a le soutient de l’autre. Dans cet exercice là, la progression se faisait seule … Les 4 d’après devaient accomplir une suite d’actions, ce qui demandait encore une fois une grande concentration, un certain isolement même pour pouvoir répéter tout ça sans rien oublier (Payer le café, renverser le verre d’eau, être en retard, mettre son manteau …)
Le deuxième exercice était par rapport à la musique que nous avions ramenée. Tout d’abord tous ensemble, puis par groupe de 4. Comme la majorité, je préférais quand on était ensemble, car c’était plus facile de se lâcher … Mais le summum, quand on était à 4, c’était de pouvoir faire une histoire. Avec Marjorie, Alexandre, Clémentine et Laura nous y somme arrivé une fois … Mais c’était plus facile de rentrer dans des chansons seulement musicales, car quand ça chantait on avait tendance à vouloir faire pareil, ou à juste danser …
Ensuite Lucas et moi somme passé pour notre scène (Lélio et le Chevalier). Comme je l’avais pensé, trou dé mémoire pour le texte … Et du à la pression car quand j’étais sur le côté, je pouvais le réciter sans problème … Quand j’ai un trou, au lieu de me concentrer sur le texte, j’ai tendance à paniquer « Olalala nan c’est pas possible j’ai oublié alors que je savais il y a deux minutes, comment je vais faire … ». Et le texte, c’est vraiment un problème, car quand on le sait pas on peut pas vraiment être concentré sur le jeu. Le seul moyen pour moi c’est vraiment de le réapprendre tous les jours, puis ça finit par rentrer … Nous avions pensé à avoir pas mal de contacts physiques, nous imaginions vraiment la scène cependant, on ose pas toujours aller jusqu’au bout de ce que l’on propose … Et parfois ça donne quelque chose d’hésitant, on « piétine ». Je sais que c’est insupportable à regarder. Enfin maintenant qu’on a plus d’axe pour travailler (beaucoup de contacts physiques, le danger d’être toujours surpris, énoncer un plan, vrai assurance pour Lélio/ fausse pour le Chevalier), et que l’on a un peu plus de temps pour répéter, il nous faut approfondir et pousser plus loin ce que l’on a fait aujourd’hui …


Journal de bord de Alexandre:
La séance débute, je vais passer relativement rapidement sur les exercices d’échauffement de la première heure puisqu’ils sont déjà connus et offrent dans l’avancement du projet assez peu d’intérêt. En revanche ceux de la deuxième heure étaient beaucoup plus intéressants et inédits. Le premier consistait à ce que quatre personnes s’assoient sur une chaise avec leur veste, puis qu’ils se lèvent en enfilant la veste et partent. Le premier groupe était composé de Coralie, Thomas, Antoine et Delphine, et leur contrainte imposée était qu’ils devaient devenir de plus en plus fatigués. On a donc assisté à une montée en puissance de cette fatigue, d’abord assez peu visible puis de plus en plus présente. Ce qui était fascinant c’est qu’au tout début, ils parvenaient à se déplacer avec facilité et dynamisme alors que si l’on compare avec la fin de l’exercice, ils n’étaient plus que des larves obligées de ramper et qui peinaient à enfiler la veste, parfois elle n’était mise qu’avec une seule manche ; ce qui a d’ailleurs fait beaucoup rire (moi y compris). Ensuite un autre groupe qui était composé de Cecilia, Maria, Laura et moi-même. La contrainte que nous a imposé Marc a changé, il fallait se lever en enfilant sa veste avec un café qui nous tombait dessus, le pantalon qui craque, plus de monnaie pour payer, une personne à séduire et un manteau bourré d’explosifs car l’on était en vérité des kamikazes. Cependant j’ai été beaucoup déçu, j’aurais largement préféré faire la fatigue ou tout autre sentiment plutôt que cette suite de contraintes.
Ensuite second exercice basé sur à peu près le même principe mais sur de la musique. Le premier groupe était Belal, Quentin, Yaël et Katia. Le résultat était franchement réussi, les improvisations musicales étaient pleine d’entrain et d’imagination, drôles aussi, j’ai par contre trouvé que Katia manquait d’énergie et qu’elle n’avait pas réussi à se libérer totalement, c’était dommage de la voir tourner autour des trois autres en train de s’amuser.
Le second groupe était Mélanie, Gwendoline, Coralie et Maria, là aussi il y a eu de bonnes choses, elles se sont toutes données, le seul reproche est qu’elles, je crois, n’ont pas cherché à aller plus loin que la musique, c'est-à-dire que cela se limitait à de la danse en accord avec le morceau qui passait mais il n’y a pas eu cette possibilité de s’inventer une histoire de ce qu’elles proposaient.
Troisième groupe (Lucas ,Clémence, Jocelyne, Constance), je dirais à peu près la même chose qu’au dessus, trop de danse. Sauf à un moment sur un morceau avec des chœurs où Clémence et Lucas ont écrasé Jocelyne et Constance de toute leur présence (autant de manière imagée que concrète).
Enfin quatrième groupe Clémentine, Marjorie, Laura, Jade et moi. Que dire si ce n’est que c’était magique, au début j’ai eu du mal à me trouver , alors qu’ensuite, je pense, qu’il y a eu une véritable communication entre nous, qui était aussi présente chez le premier groupe, j’avais l’impression de participer à une chorégraphie où chacun réagissait avec justesse aux attitudes des autres, je demande à revivre ce genre d’expériences plus souvent. Même si par moment on est tombé dans le piège de la danse avec la musique.

S’en suit alors la scène de Lucas et de Jade, pour la Fausse Suivante avec Lelio et le Chevalier. Au début, Lucas avait du mal à trouver une attitude de « mâle », dans le sens du personnage un peu mafieux, qui montre « qu’il en a » pour reprendre l’expression de Marc. Mais peu à peu la progression s’est faite, et Lucas est parvenu à trouver le petit « truc », ne manque plus qu’il le développe, quant à Jade, je l’ai trouvé crédible dans la femme qui joue un homme avec les petits mimiques de fragilité et lorsqu’elle essayait d’imiter l’attitude de Lucas mais avec toujours cette petite touche féminine.
Revenir en haut Aller en bas
--KATT--
Novice



Age : 17
Inscrit le : 08 Sep 2008
Messages : 11
Localisation : Au Soleil Levant d' Herblay

MessageSujet: Re: JOURNAUX DE BORD   Jeu 4 Déc - 15:25

Journal de bord Katia
Séance du 07/10/08
Pour notre travail, voici les questions que nous nous posons :
1.Quelle(s) histoire(s) (nous) raconter?
2.Comment la/les raconter?
Ce sont certainement des questions primordiales pour notre travail, mais j'avoue qu'elles me font un peu peur; il sera difficile de rendre cohérent toute cette somme de textes, qu' il faudra couper; comme ces univers sont différents il faut trouver le moyen de les faire se répondre.
Ensemble on a définit certaines chose comme le fait que Louis soit un mort qui vient hanter les vivants, le rapport généalogique entre Louis et Clindor, le rapport au père qui relève du conflit... Avec le recul cela me semble évident.
Je suis impatiente de voir le résultat car une fois mis en place, les échos (thèmes et situations), formeront un bel ensemble (je pense surprenant pour le public)

Séance du 13/10/08
Illusion Comique
Premier lecture à la table. On a lu le texte ensemble et essayé de le comprendre ligne par ligne. Ce fut un travail difficile dû aux vers; il fallait faire attention à la versification et tenir les alexandrins jusqu'au bout. Mais je peut dire qu'il était nécessaire car beaucoup de choses se sont éclaircit à propos du texte.
J'attends de voir, avec mon texte, les possibilités de jeu qui s'offriront à moi grâce à la compréhension, mais aussi de voir mes difficultés, surtout ce que je peut en tirer.
Grâce à cette lecture, on a déduit qu'on pouvait introduire un univers parallèle (celui où se trouvent Alcandre et Pridament). Personnellement, je n'avait pas vu cela avant mais je trouve l'idée très intéressante.

Séance du 20/10/08
Juste la fin du monde
Encore une lecture à la table. Là l'univers est totalement différent; pas seulement à cause de l'époque mais de l'écriture. Très particulière chez Lagarce, elle est un défi pour moi (que je doit relever). Notre professeur nous à signalé qu'on doit tout entendre: les virgules, tirets, parenthèses, rejets. Personnellement, je ne sait pas comment faire entendre les tirets ou parenthèses...
Mais quand j'ai entendu les autres lire, c'est là que j'ai compris l'écriture de Lagarce; on saisi toute la magie du texte (je dirai que ce texte symbolise la sincérité de la parole; on montre la difficulté à dire ce que l'on voudrait: on se reprend, on cherche le mot le plus juste...)
Déjà Juste la fin du monde est un texte difficile pour ces thèmes (je comprends pourquoi il faut être rigoureux avec le texte puisque c'est comme cela qu'on saisi tout son sens)
Le 24 octobre on a été voir une mise en scène de la pièce. Je doit dire que j'ai eu du mal à entendre le texte (sa ponctuation). Par contre ce que j'ai remarqué c'est le traitement des monologues; pour ceux de Louis, par exemple, le comédien été le seul éclairé sur scène et/ou en mouvement. Là aussi il pourrait y avoir un autre univers...

Séance du 18/11/08
On a finalisé le montage, on a déjà le titre... et établit une équipe technique.
Il faut qu'on travail sur la distribution et les costumes, j'ai déjà fait des recherche sur cela mais il faut rajouter les masques et perruques.
On a vu pendant la séance plateau la scène 9 de l'acte III de La Fausse Suivante (et le fourbe puni); le Chevalier est comme un marionnettiste, il manipule Lélio pour tromper la Comtesse (d'après le complot qu'il ont fait ensemble). On a retire les valets pour mettre en avant cette manipulation (peut- être que lui aussi est fourbe et pas seulement Lélio?)

Séance du 25/11/08
« Confrontation » avec le texte...
On nous a distribué le montage des scènes: j'ai eu les rôles du geôlier et d' Isabelle dans L' illusion comique et de Suzanne dans Juste la fin du monde. J' ai commencé à travailler sur mon texte.
Comme je l'ai déjà dit, pour le texte de Lagarce je vais apprendre mon texte avec la ponctuation en même temps et la versification dans le texte de Corneille.
Revenir en haut Aller en bas

JOURNAUX DE BORD

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
TL1 Théâtre :: Théâtre :: Comptes rendus-